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Rafraîchir les bâtiments avec de l’eau de pluie ?
L’émission SUR LE FRONT de France 5 est venue à notre rencontre cet été lors d’une visite de routine sur un de nos prototypes de Récupérateurs d’eau de pluie enterrés Géothermiques dans le cadre du projet de recherche appliquée RAINERGY (financement Région Grand Est et ADEME).
Il faut savoir que sur certains territoires, la gestion de l’eau à la parcelle est obligatoire lors de constructions neuves et lors d’extensions (c’est le cas à Haguenau) ce qui tend les foyers à s’équiper de ce type de système.
L’idée (simple) : transformer un récupérateur d’eau de pluie en sonde géothermique. Il s’agit d’une variante de puits canadien mais qui offre divers avantages :
– Mutualisation des usages et donc réductions des coûts et de l’impact environnemental : alimentation partielle du bâtiment en eau et production d’énergie
– Faible emprise au sol (voire nulle si la cuve se trouve sous le bâtiment) ce qui le rend compatible à un milieu urbain (ce qui n’est pas le cas d’un puits canadien classique gourmand en foncier)
– Soulagement du réseau d’adduction d’eau en période de sécheresse
– Soulagement du réseau d’évacuation en période de pluie intense (mini bassin d’orage)
L’eau peut également être utilisée dans des échangeurs adiabatiques pour créer du froid évaporatif (c’est le cas du prototype de Saverne au siège de l’entreprise Airbee).
Ce système ne remplacera jamais une climatisation (rafraichissement passif vs refroidissement actif) mais pourra permettre d’éviter d’y avoir recours ou de limiter son utilisation.
Notre doctorant Lucas STRIEGEL planche depuis 2 ans maintenant pour évaluer expérimentalement les performances de ce concept, pour optimiser numériquement sa conception et pour évaluer par la mesure et la simulation le confort obtenu à l’intérieur des bâtiments grâce à ce système passif dans des climats actuels et futurs.
Ce qu’on peut déjà dire :
– Le système fonctionne
– Les performances sont au moins équivalentes à un puits canadien classique (puissance de l’ordre de 1 kW pour une cuve de 11 m3 enterrée à 3 m de profondeur ici et jusqu’à 5 kW pour le prototype de Saverne (20 m3/4 m))
– L’emprise nécessaire n’est que de 3 m² (5 m² pour Saverne)
– L’impact de l’utilisation de l’eau à d’autres usages est faible voire négligeable
– L’injection d’eau au fond du réservoir lors d’épisodes de pluie intenses (orage) en été a un effet « boost » en rafraichissant les strates inférieures et en chassant les eaux plus chaudes des strates supérieures. Les eaux bénéficient d’un refroidissement évaporatif avec l’air ambiant avant d’être acheminées vers la cuve.
Rdv fin 2024 pour la présentation des résultats à l’INSA Strasbourg !
https://lnkd.in/egwUcYK2
https://lnkd.in/ei_c_Jbh
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